Quand j’ai repris le travail il y a quelques mois, j’étais déterminée, fière et vaillante, prête à en découdre pour tout assumer de front : le boulot, le bébé, la baraque, la vie de couple…J’avais tout prévu, malgré les embûches semées par certains détracteurs. Mon congélateur était blindé de petits pots maison, de sachets de lait maternel. Mon emploi du temps était réglé comme du papier à musique. J’avais appris à maîtriser mon tire-lait et ma fille ses biberons.
Tout ça c’était sans compter le manque, l’absence, l’ennui.
C’était aussi sans compter les moqueries, les remarques désobligeantes, les conseils "avisés" des collègues.
Malgré tout, j’enchaîne les semaines, mais avec beaucoup moins d’entrain. Il faut bien.
Bientôt, ça en sera fini du tire-lait -certains employeurs sont plus réceptifs que d’autres- et même si je préfère 10 000 000 de fois donner une tétée, une vraie, je crois qu’il va me manquer, un peu comme un autre lien de coupé entre elle et moi…
Avant, mes journées, elles étaient simples et belles comme des tétées, à m’occuper de mon bébé …
Aujourd’hui, je suis juste blasée.

Ho comme je me retrouve dans ce que tu dis !
J’ ai bossé 2 mois (Septembre et Octobre) en remplacement et aujourdhui j’ai du mal à me motiver à chercher à cause de ce sentiment, parce qu’aujourdhui mes zouaves vont bientot avoir un an et que je ne pourrais pas tirer mon lait et que "mon dieu elle allaite encore ses jumeaux de un an tu te rends compte !!"
Ouais parfois, c’est con, mais j’aimerais tant me faire virer…
Du coup ça m’a inspiré un billet que j’ai envoyé à Marion !
Ah bah ravie de te donner de l’inspiration
Comme je te comprends….