Porter en été

Cet été la chaleur est au rendez-vous en Bretagne, même si, il a fallu attendre un tantinet. Et porter avec des températures avoisinant les 30 degrés et plus c’est un peu compliqué : bébé grognon, peaux qui collent, transpiration etc
Pis il y a le portage à la plage où l’on ne veut pas risquer d’abîmer une écharpe ou un porte-bébé en coton en allant faire trempette.
Alors ici on s’est équipé, notamment grâce à Lucky France et Babilol.

On a commencé par trouver une écharpe fluide et légère, un mélange de lin, de viscose de coton et de bambou, une Vatanai Coral aux jolis reflets violets. Souple, douce et fraîche, elle est idéale pour les siestes du matin quand la chaleur ne nous accable pas encore.

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Puis, quand le soleil tape bien, il faut l’avouer, on a adopté avec délices la maille aérée de l’écharpe Hinyari et de son cousin le sling Sukkiri. Ce sont des moyens de portage vraiment particulier tous deux fabriqués par Lucky, la marque qui est également à l’origine, notamment, du Suppori, du Wacotto et du millefeuille de coton que l’on plébiscite par chez nous. Le Sukkiri et l’écharpe Hinyari (que vous voyez sur les photos qui suivent, le Sukkiri en coloris menthe et la Hinyari grise) sont fait de polyester et le tissu est percé de petits trous. De ce fait ce sont des moyens de portage super légers, fins, aérés et qui sèchent super vite (idéaux pour la baignade). Ils ont tous les deux une petite pochette – le Sukkiri sur l’épaule et la Hinyari en son centre – qui permettent d’y glisser quelques petits effets et aussi de les ranger. Ils sont tous les deux recommandés pour le portage de 3.5 à 15 kgs, personnellement j’ai testé avec mes deux garçons et j’approuve complètement. Que ce soit le sling ou l’écharpe, ils ne bougent pas après installation. Même avec mon grand garçon de 13kgs les anneaux du Sukkiri ne glissent pas et l’écharpe s’installe super facilement (si tu as un doute, je te conseille un atelier avec un.e mono formé😉 ).

Action shots :

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Enfin, et comme je l’avais précisé sur ma page quand j’ai posté cette photo, on a aussi utilisé le Suppori malgré le jeune âge de Poulettino. Pour un usage bien limité au portage en intérieur, sur une courte durée et toujours avec un bras pour le sécuriser. Lors des pics de température, il a été le seul moyen de lui permettre de se reposer un peu. Le Suppori, je vous l’avais déjà présenté il y a quelques temps par ici.

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Alors si vous recherchez un porte-bébé qui vous accompagne pour vos vacances, qui vous permette de sécuriser bébé pour découvrir l’eau (mer ou piscine) ou tout simplement pour pouvoir porter bébé malgré les fortes chaleurs, je vous conseille de vous laisser tenter par ces produits innovants et confortables de la marque Lucky. Si vous habitez la région rennaise, je me propose aussi de vous les faire tester (contactez moi via la page facebook ou par mail nadinbox[at]hotmail.fr)
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Quand allaiter rime avec galérer

Déjà 4 mois et des poussières que tu es entré dans notre quotidien et que tu as tout recomposé. Une chose est sûre, si je m’attendais à un gros bouleversement je ne m’attendais pas à en baver pour t’allaiter mon loulou. J’ai rapidement déchanté.

Pourtant, après deux allaitements plutôt bien menés, je pensais -naïvement- être à l’abri. Mais dès la première tétée je me suis interrogée. Tu tétais très (trop) vigoureusement et tu m’as laissé une marque violette sur le téton. Je me suis dit que c’était la première, que ça allait passer. Mais non, à chaque tétée, tu me faisais souffrir, tu serrais les mâchoires avec force jusqu’à finalement, me blesser. Tu avais une semaine. Nous avons vu notre ostéopathe qui a constaté que tu avais de grosses tensions crâniennes et qui a arrangé cela. Tout est rentré dans l’ordre. Pour quelques temps…

Nous trouvions ça plutôt rigolo, lorsque tu tétais, tu en mettais toujours la moitié à côté. Je mettais ça sur le compte d’un gros débit et comme, par ailleurs, tu te portais bien, je n’ai pas réagi. Quelques semaines plus tard, une énorme mastite me clouait au lit avec une forte fièvre et des douleurs très pénibles. Encore cette fois je n’ai pas fait cas, ce n’était pas ma première, quoi que jamais de cette ampleur, et j’ai sagement attendu que ça passe.

Cette fois j’étais bien décidé à allaiter tranquillement. Mais c’était encore raté. Quelques semaines plus tard, dans la nuit je ressens une grosse douleur, je me dis mince encore une mastite qui commence. Je verrai le lendemain qu’il s’agissait d’une crevasse, la première d’une petite collection qui a empoisonné notre existence pendant environ 3 semaines. Plusieurs rendez-vous ostéo et une frénétomie plus tard, les crevasses ont commencé à se résorber.

Sauf que… sauf qu’entre temps la candidose a installé son camp par chez nous et nous pourrit la vie depuis. On essaye actuellement un nouveau traitement en plus d’un changement d’alimentation assez stricte (plus de sucre, plus d’aliments transformés, plus de produits laitiers, éviter au max le gluten etc et complémentation en huile d’origan, spiruline, extrait de pépin de pamplemousse et cie). Cela fait actuellement un mois que les tétées se font dans la douleur. Entre chaque tétée les crevasses se referment, puis se rouvrent à la suivante. Certaines positions limitent la douleur mais ne sont pas forcément faciles à mettre en œuvre tout le temps.

En 4 mois j’ai testé plus de remèdes et d’aides à la bonne conduite de mon allaitement que je n’ai jamais connu en 5 ans avec mes deux précédents enfants. Bouts de sein, coquilles, compresses Ardo (une bénédiction, merci Jessica), les compresses gel Medela, les bâtons de Moxa (super efficaces également), la pommade Newman, et autres joyeusetés. J’ai développé des stratégies de portage pour limiter les douleurs et pour pouvoir me soigner. Et souvent j’ai pensé tout arrêter, quand j’avais trop mal, quand j’étais trop fatiguée, mes seins me criaient : « Va acheter une fucking boite de lait et un biberon et fiche nous la paix !!! » Mais je n’y arrive pas, je me dis qu’on va bien finir par surmonter et laisser tout ça derrière nous et profiter enfin de tétées sereines. J’espère juste que ça ne va plus trop tarder.

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Les couches Applecheeks, les essayer c’est les adopter !

Tu le sais, ou pas, chez nous les bébés bougent leur popotin en couche lavable (la plupart du temps). C’est comme ça depuis ma Poulette, ça a continué avec Pouletto et bien sûr, MiniChouchou a le droit aussi à son mini dressing fessier. On a donc on a eu le loisir de tester plusieurs modèles et systèmes pour savoir avec précision ce qui nous plaît et ce qui ne nous plaît pas depuis 5 ans.

Aujourd’hui Poulette est continente le jour et en bonne voie de l’être la nuit, elle utilise donc encore des couches soit jetables soit lavables pour la nuit, des classiques en bambou avec culotte de protection en PUL.

Pouletto, lui, refuse catégoriquement les lavables depuis ma grossesse et le début de la halte-garderie. Il apprécie la liberté de mouvement des jetables et n’a pas l’air de vouloir les quitter de sitôt malgré la rentrée scolaire qui se profile à l’horizon.

Enfin MiniChouchou qui vient d’avoir deux mois alterne entre jetables et lavables.

Pour la Poulette, au départ on a testé beaucoup de modèles et ce qu’on préférait c’était les TE1 avec des doubles goussets pour éviter les fuites. Ensuite, quand elle a été gardée, il nous fallait quelque chose de super pratique, on a opté pour le système de hamacs.

Pour Pouletto, on a tout recommencé car on est passé du modèle fille au modèle garçon. Et puis j’étais en congé parental longue durée, la Poulette était continente de jour, donc on s’est contenté du système couche classique et culotte de protection.

Mais j’avoue que pour MiniChouchou, la problématique est un peu plus complexe, trois enfants c’est pas mal de boulot, alors si on peut avoir quelque chose de très pratique et de multi-usages c’est parfait. Et comme il s’agit là de mon dernier bébé, j’ai envie de me faire plaisir avec des jolis coloris et motifs. On a donc testé avec succès les couches Applecheeks. J’avoue j’en avais déjà utilisé pour Pouletto mais malheureusement je m’en suis séparée quand on avait abandonné l’idée d’un troisième enfant. Par contre je n’avais pas exploré toutes les possibilités qu’offrait cette couche. Je l’utilisais simplement en couche à poche.

Avec MiniChouchou, on a donc testé avec l’insert à l’intérieur de la poche, l’insert posé sur la poche (ce qui permet de réutiliser la culotte en changeant juste l’insert) et aussi en culotte de protection avec une couche classique (là aussi la culotte est réutilisable). Les culottes Applecheeks s’utilisent avec les inserts de la marque mais aussi avec des inserts différents.

Bref, on aime beaucoup les couches Applecheeks car elles sont simples d’utilisation, elles sont modulables, elles sèchent super vite (en quelques heures) et, ce qui ne gâche rien, elles sont très jolies avec des coloris variés. De nouveaux modèles arrivent d’ailleurs bientôt :

Elles existent en plusieurs tailles (la taille 3 vient de sortir), en modèle maillot de bain et probablement ma prochaine acquisition la culotte d’apprentissage, si vous voulez un aperçu de la gamme complète, vous pouvez zyeuter sur le site de Babilol.

Louer son porte-bébé avec My Wonderful Kids

Il y a peu j’ai été contactée pour tester un service de location de moyens de portage que j’ai trouvé über pratique, j’ai donc décidé de vous en parler.

Il s’agit du site My Wonderful Kids, une e-boutique qui propose entre autres, ce service de location de porte-bébés (écharpes, slings, préformés…). Un service super sympa qui permet de louer un porte-bébé pour une durée variable : pour vos vacances, pour un week-end, pour un test avant achat, pour une cérémonie ou une occasion spéciale ou juste pour le plaisir.

La procédure est super simple : vous vous rendez sur le site dans la rubrique « Location », vous sélectionnez le porte-bébé souhaité (zavez vu la belle Hubertine :p), vous définissez la durée de location dont vous avez besoin ainsi que la date d’expédition, vous choisissez l’endroit où vous souhaitez être livré (une façon astucieuse de gagner un peu de place dans les valises en se faisant livrer sur le lieu de vacances) et hop, à la caisse. Ensuite vous recevrez votre colis (agrémenté de jolis confettis baleines multicolores) avec l’étiquette prépayée qui vous permettra de renvoyer le tout dans n’importe quel bureau de poste. A moins que vous ne décidiez d’acheter le porte-bébé🙂

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J’ai vraiment trouvé le service simple d’utilisation, j’aime le fait de pouvoir louer un porte-bébé physiologique pour les vacances pour un budget réduit et j’adore la catégorie « Écharpe d’exception » qui permet de découvrir des écharpes qui font rêver sans risquer l’interdit bancaire. Et si vous avez besoin d’aide ou encore besoin d’un porte-bébé en urgence vous pouvez prendre contact :
par mail : hello@mywonderfulkids.com
via la page Facebook : My Wonderful Kids
ou via le formulaire de contact : http://www.mywonderfulkids.com/nous-contacter

J’ai choisi personnellement de tester le préformé « preschool » (la taille la plus grande pour un préformé, celle qui vient juste après le « toddler ») de Rose&Rebellion. J’en avais beaucoup entendu parler et je souhaitais le tester par moi-même (enfin j’avoue que c’est plutôt mon homme qui a porté car j’avais déjà une boulette de 5 kilos greffée à mon buste). Nous avons apprécié son format généreux et sa facilité d’utilisation ainsi que les clips de bretelles qui permettent à l’enfant de descendre facilement. Nous avons été un peu déçus de l’épaisseur du rembourrage et de l’énorme clip de poitrine. Dans l’ensemble c’est un porte bébé confortable pour le porté, et très pratique pour le porteur. Super pour des vacances avec des grands qui ne peuvent marcher tout le temps, je le déconseillerais par contre pour une utilisation longue durée comme des randonnées.

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Ici en action avec ma grande Poulette de plus d’1 mètre et 20 kilos

En tout cas je vous recommande chaudement la location via My Wonderful Kids, un vrai coup de cœur.

Ce corps

Ce corps n’est plus vraiment le mien depuis quelques années déjà…
Je ne l’ai jamais vraiment aimé ce corps, tour à tour trop gauche pour ne pas paraître ridicule, trop lourd pour être féminin, trop moelleux pour rentrer dans les standards de la beauté actuelle, toujours un peu trop ceci et pas assez cela, j’ai toujours eu quelque chose à lui reprocher à ce corps…jusqu’à en désirer un autre.

Puis ce corps en a hébergé un autre et au moment de sa naissance, il défaillait encore, je lui en ai beaucoup voulu à ce corps de ne pas réussir ce pour quoi il était normalement conçu, faire naître mon enfant…et puis j’ai compris. J’ai compris qu’on ne l’avait pas laissé faire son travail.

Il a beaucoup changé, encore plus de kilos en trop, mais, au moins, après de nombreux efforts, ce corps a malgré tout réussi à nourrir ma fille. Pendant plusieurs années.

Et de nouveau, il a hébergé deux petits êtres, leur a donné la vie, a nourri un puis l autre. Ce corps a porté, dedans puis dehors, ces enfants et continue encore.

Ce corps a nourri et nourrit encore, de jour comme de nuit, ces petits êtres.

Malgré toutes ses imperfections, ce corps remplit toutes ces fonctions parfaitement. Si parfaitement, qu’il ne me semble plus être mon corps. Cela fait plus de 5 ans que je le partage, d’une manière ou d’une autre.

Parfois, j’aimerais qu’il soit juste mon corps, avec toutes ses imperfections. Rien que le mien.

(Re)trouver sa place après cette naissance

Voilà 2 semaines que MiniPoussin a pointé le bout de son joli nez au beau milieu de la piscine d’accouchement dans notre cuisine et que de bouleversements !!!!

Ce que je craignais durant la grossesse s’est en grande partie réalisé, sauf que je n’avais pas prévu de me bloquer le dos et d’être méga fatiguée. Oui, dès le soir même de la naissance de notre troisième volatile, on sentait bien que les aînés étaient très perturbés et cherchaient leur place. Cela n’a fait que se confirmer les jours suivants.

Poulette, qui a donc 5 ans d’écart avec son nouveau petit frère, a choisi de rajeunir en demandant moult biberons, en pleurnichant à la moindre contrariété, en se laissant malmener par Pouletto, en redemandant à dormir dans notre chambre, en faisant mine de ne plus savoir s’habiller ou se laver seule… Bref, un grand bébé fille de 1m de haut nous a été livré en bonus avec MiniPoussin.

Pouletto, lui, a choisi la voie inverse ou presque. Il a subitement cessé de faire des siestes, se couche horriblement tard le soir (jusqu’au moment où, trop fatigué, il s’écroule dans son plat / sur un jeu / lorsqu’on le change), a fait un grand pas au niveau langage (tant au niveau diction, vocabulaire que niveau sonore *ahem*). En parallèle, il est super prévenant avec moi, assez violent avec sa sœur, veut mettre son frère à la poubelle et plutôt indécis quant à l’attitude à avoir avec son papa.

Personnellement, malgré un accouchement au top, les suites le sont moins. Étant donné que pendant quasi un mois avant j’ai enchaîné grippe, angine, laryngite et cie, ma capacité de récupération est pas mal altérée. Pis, du fait de ma position dans la piscine et de mon envie assez forte de faire sortir MiniPoussin durant la dernière demie heure, je me suis faite une contracture ignoble dans le dos. A minuit, le soir même de la naissance, je souffrais et ne trouvais aucune position confortable. Heureusement que j’ai un ostéopathe en or, qui m’a prise en rendez-vous rapidement et débloqué tout ça. Il aura fallu malgré tout attendre la fin de semaine pour que je puisse bouger librement.

MiniPoussin ne me facilite pas les choses en ne voulant jamais être posé ailleurs que sur un de ses parents, de préférence entre deux montagnes de lait, et ce, 24h/24. Autrement dit, il me faut dormir en position semi-assise avec une bouillotte de plus de 4 kilos entre les seins. Ladite bouillotte aura eu le droit, elle aussi, à son rendez-vous ostéo pour un gros souci de succion qui m’aura valu de jolies crevasses qui finissent enfin de guérir.

Enfin, mon homme n’est pas en reste. Je pense qu’il a été pris de court par les réactions de chacun et s’est trouvé vite dépassé par les événements. Résultat, il s’est mis une pression de fou tout le temps de son congé paternité et a passé ses journées à courir partout, à commencer 10 choses en même temps pour n’en finir que la moitié tout en ayant beaucoup de mal à lâcher prise quant au comportement chaotique des enfants.

Cela fait donc 2 semaines désormais, 2 semaines et 2 jours plus exactement, et on sent encore ce flottement dans les rôles de chacun, dans l’organisation de la maison… Il va falloir un peu de temps pour que chacun (re)trouve ses repères et pour (re)créer une harmonie. A force de lâcher prise et de réorganisation, de câlins et de bisous, de jeux et de rires, de déclaration d’amour et de soutien, de repos et de petits plaisirs, on devrait sortir bientôt la tête de l’eau. Et les vacances seront bientôt là, l’occasion de voir de nouveaux horizons, de passer du temps en famille et entre amis, profiter de cette nouvelle vie à 5 autant que celle que l’on menait à 4.

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3.8 kilos de bébé qui ont tout bouleversé

Une naissance tout en douceur

Lundi 28 Mars

Je suis à 39 semaines et 5 jours, autrement dit, j ai atteint le terme auquel sont nés mes deux autres bébés (oui, on ne m’enlèvera pas qu’il y avait une erreur de 15 jours pour Pouletto). Je sors d’une bonne grippe et je peux enfin respirer correctement. Je sais que S., ma sage-femme, est en formation le week-end qui arrive et cela commence à me travailler. Aucune envie de devoir accoucher à la maternité pour ce motif.

Je sens que ça travaille un peu mais vraiment très légèrement et de façon tout à fait anarchique. Malgré tout, je parle à mon petit habitant en lui suggérant que demain serait la journée parfaite, sa sœur étant à l’école toute la journée, repas du midi compris et son frère à la halte-garderie également.
Le soir arrive, nous passons une agréable soirée en amoureux avec mon homme, les enfants sont couchés relativement tôt, et la nuit sera plutôt calme et reposante. Après un mois de maladies diverses et variées, tout le monde a plus ou moins récupéré et les conditions sont propices pour accueillir ce petit homme. Je sens que ça travaille toujours un peu mais j’essaie de ne pas trop espérer pour pouvoir me reposer correctement. J’ai tout de même envoyé un sms à S. pour la tenir au courant.

Mon homme me dira le lendemain qu’il pressentait quelque chose, a priori, durant la nuit, je me serais mise à faire des petits bruits bizarres qui lui avaient fait penser à la naissance de Pouletto.

Mardi 29 Mars

39 semaines et 6 jours donc. Levée de bonne heure et de plutôt bonne humeur avec des contractions qui se font sentir assez rapidement et beaucoup plus présentes que la veille. Cela me ramène environ 2ans et demi en arrière, même scénario ou presque que pour Pouletto, à la différence que mon chéri est déjà parti au boulot et qu’il faut que je prépare et dépose les enfants respectivement à l’école et à la garderie.

Je lance l’appli sur mon smartphone pour évaluer la régularité des contractions, ce qui me décide finalement à prévenir mon homme, juste après avoir levé les enfants. On se met d’accord sur le fait qu’il rentre à la maison le temps que j’envoie Poulette à l’école et il irait ensuite déposer Pouletto à la halte.

On arrive à l’école super à la bourre, à ce moment je n’ai plus vraiment de doutes sur le fait que le travail est bel et bien lancé. Je demande à l’institutrice de Poulette comment faire si ni moi ni mon homme ne pouvons récupérer Poulette et qu’une amie s’en charge, elle me demande si j’ai mis un mot dans le cahier de liaison, « Euh non pas vraiment, c’est plutôt précipité car il est fort probable que j’accouche aujourd’hui. » lui réponds-je avec un grand sourire. Elle rit et me dit de prévenir avant par téléphone et de donner une pièce d’identité à la personne si c’est le cas.

Je laisse Poulette en lui expliquant que son petit frère sera probablement arrivé quand elle rentrera de l’école et je retourne à la maison avec Pouletto, mon chéri est arrivé entre temps. Il envoie Pouletto à la garderie, il est très content de retrouver ses copains et ses habitudes là-bas.
Pendant ce temps je prépare la maison, je passe le balai, déplace la table pour faire la place nécessaire à la piscine. Je mets des écharpes de portage aux fenêtres pour calfeutrer un peu la lumière du jour et nous isoler des regards curieux, je mets de la musique (pas du tout celle que j’avais prévue, j’ai envie de musique électronique, je mets Chill’em out de Champion) et je continue de vaquer en dansant pendant que les contractions s’intensifient. Je sens bien que ce sera long, comme mes deux grands. Je ne suis pas de celles qui accouchent en 2 heures. Je préviens S. à nouveau qui s’enthousiasme par texto : « Cooooooool ! »

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Je préviens aussi A. mon amie qui doit photographier ce précieux moment. Elle partira en fin de matinée de chez elle. Tout se prépare bien, enfin presque…

Mon homme commence à installer la piscine et, surprise, au gonflage, la piscine est percée. Probablement un des chiens de l’amie qui me l’a prêtée qui l’a trouvée fort à son goût. Nous devions tester la semaine précédente mais avec les allers retours chez le docteur on a laissé tomber…Mon chéri court chercher de quoi réparer, il finit par trouver des rustines au magasin de sport le plus proche et rentre avec. Quelques manipulations plus tard, la piscine a l’air opérationnelle. OUF !!!

Pendant ce temps les contractions se sont bien installées, je vocalise sur chacune d’elles et je sens qu’il faut que je marche pour qu’elles continuent. Dès que je m’assoie elles s’interrompent. Je prends alors le temps de manger assise sur mon gros ballon de sport.

On remplit ensuite la piscine et j’y entre avec délices pour y rester quasiment non-stop jusque la fin de journée. Malgré les réparations, il faudra regonfler plusieurs fois deux des trois boudins de la piscine qui s’affaisse au fur et à mesure.

L’eau chaude rend les contractions largement plus supportables, elles sont plus espacées et je peux me reposer entre chaque.

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A. arrive en tout début d’après midi, on a le temps de discuter un peu avant que cela ne devienne vraiment douloureux au point que je n’éprouve le besoin d’entrer dans ma bulle.

Je vois l’heure qui défile et je commence à avoir peur que les enfants ne rentrent trop tôt. Je souffle à mon petit bonhomme qu’il faudrait qu’il arrive vers 17h par là…

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S. arrive vers 15h, je suis juste sortie de l’eau pour aller aux toilettes et le temps que mon amoureux remette un peu d’eau chaude dans la piscine. Dès que je suis dehors, les contractions sont très rapprochées et beaucoup plus douloureuses, je n’ai qu’une hâte, celle de retourner dans l’eau.

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Dès que S. est là, son énergie positive et bienveillante m’apaise. Elle écoute mon petit habitant qui se porte comme un charme et je lui demande de m’examiner rapidement pour savoir un peu plus précisément où ça en est, je suis environ à 6, je commence vraiment à paniquer à l’idée de devoir gérer le travail le plus intense avec mes deux grands loulous dans les parages. J’en parle avec mon homme et S., en même temps, devoir les envoyer chez une amie ou faire venir une amie pour les chercher puis les ramener semble encore plus compliqué.

Les contractions s’intensifient et S. me suggère l’idée de pousser pour me soulager, je suis sa suggestion et cela me fait un bien fou en plus d’accélérer les choses.

Il est aux environs de 16h quand mon chéri décide qu’il ira chercher Pouletto à la garderie avant de récupérer Poulette à l’école à 17h pour rentrer ensuite à la maison.

Lorsqu’il part, je me dis qu’il faut vraiment que bébé sorte bientôt. Je sens que les sensations commencent à changer, je garde les yeux fermés, j’entends la voix de S. qui m’encourage (et qui me suggère également de ne pas boire la tasse ^^ ). Je serre la poignée de la piscine d’un bras et je prends appui avec mes pieds dans la piscine tout en poussant de toutes mes forces à chaque contraction. Je sens la poche des eaux qui se rompt et je sens mon bassin s’ouvrir pour laisser passer mon petit garçon, mon cerveau ne veut pas y croire et se demande si ça y est vraiment. Si c’est bien mon bébé qui s’engage. Si c’est bien moi qui fais tout ça.

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A ce moment je ne suis sûre de rien chronologiquement parlant, d’un œil je vois la porte d’entrée s’ouvrir, mon chéri rentre avec les enfants, il prend la place de S., une contraction et je sens la tête prête à sortir, j’ai envie de forcer pour qu’il sorte tout d’un coup tellement j’ai mal, j’entends S. me dire de faire doucement, je l’écoute, je prends sur moi et attends , la contraction suivante la tête sort et celle qui suit je le sens sortir complètement. Je n’ai pas le temps de l’attraper, je me redresse aussitôt et l’attrape dans l’eau. Je suis choquée, je réalise ce que nous venons d’accomplir. Puis je réalise également qu’il a son cordon enroulé autour du cou, ce qui m’empêche de le porter contre moi, S. m’aide à le lui enlever, c’est là que l’on voit qu’il a aussi réussi à faire un nœud dans son cordon.

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Je le mets tout contre moi, il pleure à peine, mes loulous sont là et découvrent leur petit frère tout neuf. Poulette est impressionnée et un peu inquiète, Pouletto n’est qu’un grand sourire. Mon homme est tout ému. Je ne suis que joie.

S. va chercher un bonnet et une serviette pour réchauffer mon petit homme tout neuf, j’entends le cliquetis de l’appareil de A.

Il fait un grand soleil et ma petite étoile est parmi nous.

Le cordon ayant cessé de battre, mon homme le coupe, il prend notre enfant tout neuf contre lui pendant que je vais me glisser dans la grosse couverture toute chaude sur le canapé dans la pièce d’à côté. Je sais qu’il va falloir encore un petit effort pour la délivrance qui porte vraiment bien son nom. S. vérifie que le placenta est entier, pas de soucis, elle m’examine et m’informe qu’il y a une déchirure mais bien nette, à moi de voir si je veux des points ou pas. Non, comme pour Pouletto, je ne veux plus qu’on me touche à cet endroit.

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Petit bonhomme toujours aussi calme vient me rejoindre et trouve rapidement le chemin du sein et tète avidement. La suite, nous l’écrivons chaque jour depuis ce joli mardi de mars.